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Mariembourg, une page d'histoire

L'Histoire de Mariembourg retracée par Suzy St Martin.
 
1ère période espagnole ( 1546 – 1554 )
 
1.- Edification de la forteresse
 
Les conflits étant incessants entre la France et l’Espagne, Charles-Quint souhaite verrouiller la Trouée de l’Oise, voie par laquelle s’infiltrent les troupes françaises.
Marie de Hongrie, sœur de Charles-Quint a pour mission de trouver un lieu propice à l’édification d’une forteresse. Son choix se porte sur la terre de Vérofles occupée par des moines. Elle échange ses terres d’ Herstal contre celles de Vérofles appartenant à   Georges d’Autriche Prince-Evêque de Liège.
Les architectes Donato Boni di Pellizuolli et Jacques Du Broeucq sont chargés de l’édification de la forteresse. Les plans présentent un tétragone d’environ 300 m sur 270 m, muni d’un fossé. Les travaux s’effectuent sans relâche et la Place est ainsi rapidement mise en état de défense ( fin septembre1546 – lettre de Marie de Hongrie à son frère ). On lui donne le nom de : Mariembourg.
                                                                                                                                                                                
2.Inauguration de la forteresse..
 
1549 - Philippe II a 21 ans. Son père, Charles-Quint, désire lui faire découvrir ses Etats. Le voyage débute le 2 octobre 1548 ; ils sont accompagnés de Marie de Hongrie, d’Eléonore d’Autriche ( deux des soeurs de Charles-Quint ) et de nombreux chevaliers et nobles dames . Parmi ceux-ci, nous citerons : Philippe de Croÿ, Raimundo de Tassis, Grand Maître des Postes, le Duc de Sessa, Don Gomez de Figueroa. Le Duc d’Albe qui a la charge suprême de Grand Majordome précède le cortège. Ils traverseront de très nombreuses villes pour arriver à Mariembourg le 20 août 1549 où  ils inaugureront la forteresse. Ils y passeront la nuit.
Ce fastueux périple qui ne se terminera que fin juin1550 est admirablement relaté dans le livre de Vicente d’Alvarez, Grand Panetier de Philippe II. qui faisait également partie du voyage. ( réf.«  relation du beau voyage que fit aux Pays-Bas, en 1548, le Prince Philippe d’Espagne, notre seigneur «  par Vicente Alvarez - éditions «  presses académiques européennes .
 

 1ère période française ( 1554 – 1559 )

 
Les hostilités entre la France et l’Espagne reprennent . L‘armée française fera quelques incursions dans la région mais sans atteindre Mariembourg. En avril 1554, Henri II organise trois armées qui vont marcher simultanément. Le 22 juin, il n’y a plus de doute, Mariembourg est attaquée. Le Commandant, Philibert de Martigny, n’ayant pu recevoir à temps les renforts demandés, est obligé de capituler. Le 28 juin, la garnison espagnole quitte la forteresse.
 
Le 3O juin, Henri II, accompagné de Diane de Poitiers, du Connétable Anne de Montmorency Grand Maître de France, d’Antoine de Bourbon, Duc de Vendôme , du Maréchal de Saint-André et de nombreuses personnalités, vient y fêter sa victoire.
La forteresse prend le nom de Henribourg .La nouvelle garnison et les civils doivent s’adapter à un autre genre de vie.
1555 – L’armée de Charles-Quint cantonnée dans le sud des Pays-Bas connaît les affres de la peste et de la famine . Les   troupes se mutinent et tentent à plusieurs reprises d’envahir Mariembourg mais sans succès.
Pour Mariembourg, les réserves s’épuisent et il devient urgent de la secourir. Sur l’ordre de Henri II, le Lieutenant Bourdillon et le Lieutenant de Sansac vont former un corps expéditionnaire qui va convoyer 500 chariots de vivres et de munitions vers la forteresse. Une opération qui se renouvellera trois fois avec succès malgré les Impériaux proches.
La guerre entre les deux pays continue, mais leurs finances s’épuisent.
Ils décident de signer un traité de paix. Celui-ci est signé à Cateau-Cambrésis le 3 avril I559.
 

2ème période espagnole ( 1559 – 1659 )

 
Le traité de Cateau-Cambrésis stipule qu’ Henribourg doit être rendu à l’Espagne. La Place Forte reprend son nom de Mariembourg. Elle va vivre un siècle d’histoire sous les règnes de Philippe II, Philippe III et Philippe IV.
Philippe II confie le gouvernement à Jacques de Bryas, charge qui lui est conférée à titre héréditaire et pendant un siècle l’histoire de la forteresse s’identifie à celle de cette illustre famille. Durant quelques années les Mariembourgeois vont connaître une paix relative . Mais le génie de la guerre va se réveiller d’une autre facon. En 1576, Don Juan d’Autriche est nommé Gouverneur des Pays-Bas. Mais très rapidement des dissensions vont se créer entre lui et les Etats-Généraux. Il se sent isolé et se rend à Mariembourg où il exige qu’on lui remette les clés de la forteresse. Le Seigneur de Rongy refuse mais les troupes se mutinent et il est obligé de céder.( 22 août 1577 )Don Juan d’Autriche, maître de Mariembourg, de Namur et de Charlemont ( Givet ), meurt le 1er octobre 1577 de la fièvre typhoïde
 
Deux autres faits importants ont marqué cette 2ème période espagnole.
 
 1629 – Un couvent de Sépulcrines s’installe à Mariembourg. Elles sont à cette époque, 42 religieuses à prodiguer l’enseignement à des jeunes filles de la noblesse et de la haute bourgeoisie. Quelques vestiges de leur chapelle subsistent encore. Ce lieu est devenu la «  salle de l’arsenal «  et est situé en-dessous de l’hôtel de ville.
 
 1653 – Le Capitaine Baudon amène à Mariembourg une magnifique statue en chêne «  la Vierge et l’Enfant « qui est l’œuvre de Tonon, un artiste dinantais. Depuis, «  Notre-Dame de la Brouffe «  est soigneusement gardée dans la chapelle du cimetière.
 
Nous nous devons d’évoquer  les événements qui se sont déroulés  précédemment  et qui vont marquer  un tournant dans l’histoire de Mariembourg.
 
«  La guerre de 30 ans «  qui durera de 1616 à 1648 et qui se prolongera jusqu’en 1659 entre la France et l’Espagne, va affaiblir le Saint-Empire qui se voit obligé de signer un traité de paix. Il consistera essentiellement entre des échanges ou des annexions de différents territoires
 
 

2ème période française ( 1659 – 1815 )  

 
 1.Règne de Louis XIV 
 
Aux termes du «  traité des Pyrénées ( 7.11.1659 ) Mariembourg est cédée à la France devenue la grande puissance d’Europe. Dès le 3 mai 1660, une garnison française s’y installe.
Les diverses campagnes que mène Louis XIV à travers l’Europe et la région font de Mariembourg un point stratégique de 2ème ou de 3ème importance selon les événements     .Vauban la considère comme un trou imparfait et en 1674 elle est démantelée, puis remise en état en 1681.
 
Durant le règne du Roi Soleil, Mariembourg ne sera pas spécialement inquiétée. Civils et militaires se côtoient. De nouveaux habitants s’installent. Une atmosphère citadine s’y crée.
 
En 1680, Louis XIV octroie à Mariembourg le titre de « ville royale «. Dès lors, elle est gérée par deux autorités, l’un militaire, l’autre civile.
Le 30 juin 1692, au retour du siège de Namur, il honore Mariembourg de sa visite. Il y établit son camp et y passe la nuit. ( le camping actuel ) Louis XIV est accompagné de Madame de Maintenon, de deux de ses fils : le Comte de Toulouse et le Duc du Maine, de nombreux membres de sa suite. Le Duc de Saint-Simon , également du voyage, relate ce voyage dans ses » Mémoires « En juin I693, Louis XIV reviendra à Mariembourg pour une courte visite.
 
 Le «  Roi Soleil «  commet aussi des erreurs. En octobre 1685, il révoque «  l’Edit de Nantes «  interdisant ainsi le culte protestant. Les huguenots s’enfuient par milliers. C’est ainsi que deux adolescents Jean Martheile et Daniel Legras quittent Bergerac pour rejoindre les Pays-Bas. Ils arrivent à Mariembourg. Malheureusement pour eux, la Place Forte est terre française. Ils se font arrêter.  Mis en prison, ils sont ensuite envoyés aux galères.(1702).Ils sont libérés en 1713. Sur les 38.000 galériens Jean Marteilhe sera le seul à écrire ses mémoires « ( réf. » les mémoires d’un galérien du Roi Soleil »- éditions : le temps retrouvé – Mercure de France )
 
C’est sous ce règne, que Nicolas Darche, maître de forge achète un bâtiment dénommé « Monplaisir » et y installe un relais de postes aux chevaux, un des premiers de la région.
 
Le Roi s’éteint l e 1er septembre 1715.
 
2.Règne de Louis XV.
Louis XV connu sous le nom de «  Bien Aimé «  devrait monter sur le trône mais il est trop jeune pour régner. C’est donc Philippe d’Orléans qui va assurer la régence. Louis XV monte sur le trône en 1722 . Sous son règne, la France continue à occuper une place de premier rang en Europe. Les Mariembourgeois vivent donc en paix et aucun événement exceptionnel ne viendra troubler leur quiétude.
Louis XV décède le 10 mai 1774.
C’est en 1769 que le maître faïencier Jacques Richardot s’installe pour un moment à Mariembourg . Une de ses œuvres représentant St Antoine ornera longtemps la chapelle Notre-Dame de la Brouffe. Comme tout artiste, il voyage beaucoup mais il finira ses jours à Andenne. ( certaines de ses sculptures sont exposées au Musée de la Céramique à Andenne )
 
3. Règne de Louis XVI
 
Louis XVI, succède à son grand-père. Si la douceur de vivre se manifeste encore au début de son règne, la crise économique va s’installer petit à petit. Les denrées deviennent chères, les impôts sont lourds pour certains. Pour nombre d’habitants de Mariembourg , la vie devient très difficile. L’hiver 88/89 ne fait qu’aggraver le climat maussade qui règne. Les récoltes ont été mauvaises et il fait très froid. Des troubles populaires commencent à voir le jour. Le Roi Louis XVI, préoccupé par la situation, décide en date du 5 juillet 1788, de convoquer les Etats-Généraux pour le mois de mai 1789 ; un faible espoir renaît.
 
A Mariembourg, comme partout en France, on rédige les «  cahiers de doléances ». Ils seront inclus dans ceux du baillage d’Avesnes ; c’est Charles Darche, Maître de Forge, qui, en tant que Député du Tiers-Etat les présentera aux  réunions Etats-Généraux. Lors des séances, le Roi fait mine de céder aux propositions émises. Mais, au loin déjà, la révolte gronde.
 
4. Révolution de 1789 – 1799 
 
Les émeutiers se dirigent vers la Bastille….
14 Juillet 1789 : La Bastille est prise. La renommée  des vainqueurs gagne toute la France  la nouvelle  arrive rapidement à Mariembourg.
L’orage éclate . Certains ne reculent devant aucune extravagance dévastatrice. En août 1789, une municipalité révolutionnaire s’installe Les « clubs «  qui sont créés tiennent leurs réunions dans l’église devenue «  temple décadaire « . Mariembourg devient « Avant Poste National. Les rues changent de nom. Les bâtiments religieux sont dévastés, les biens de l’église sont vendus, brûlés. La statue de » Notre-Dame de la  Brouffe sera sauvée grâce à Anne-Marie Lemaire qui va la cacher durant toute la révolution.
Le 3 septembre 1791, Charles Darche, devenu Secrétaire à l’Assemblée Nationale, présente la Première Constitution Française à Louis XVI.
 
Le 10 août 1792, le Roi est détrôné. Le 21 janvier 1793 il est décapité.
Mais ces événements ne calment pas les esprits pour autant. Il faudra attendre le Coup d’Etat du18 Brumaire ( 9 novembre 1799 ) pour que la révolution s’apaise Napoléon Bonaparte devient Premier Consul.
 
 Pourtant , au cœur de cette révolution s’ouvre un carnet rose. En ce 12 Frimaire de l’an IV ( 3 décembre 1795 )on célèbre le mariage d’Alexis Joseph Biard et d’Anne-Marie Redouté. Anodin direz-vous. Pas tellement, car la mariée n’est autre que la sœur de Pierre-Joseph Redouté , le peintre de renommée mondiale que l’on surnomme le «  Raphaël des Roses « . Dans son ouvrage «  Les Roses » figure la «  Rosa Pimpinellifolia Mariaeburgensus«  ou «  rosier de Mariembourg «  un rosier qu’il a découvert lors de l’un de ses séjours auprès de sa sœur.( La collection «  bibliographie pour tous «  édite «  Les Roses de Pierre Joseph Redouté – à la planche 29 : la rose de Mariembourg )
 
   5. Le Consulat ( 1799 – 1804 )
 
Dès le début, Bonaparte va s’efforcer de créer une autre France : de nouvelles institutions, des nouvelles lois sont structurées. Nous ne donnerons ici qu’un seul exemple :
 
1801 : l’année du Concordat qui reconnaît le catholicisme comme la religion de la majorité des Français. Bonaparte fit célébrer un Te Deum en la cathédrale Notre- Dame de Paris. Il y assista avec tous ses généraux. Un premier pas vers le rétablissement du culte.
Mais l’ancien «  petit caporal «  est ambitieux….
( A Mariembourg, on va utiliser le calendrier républicain de son installation à son abolition soit du 22 septembre 1792 au 1er janvier 1806)
 
 
6. Le Premier Empire
 
Napoléon 1er est sacré Empereur le 18 mai 1804.
D’importantes réformes voient le jour dans de nombreux domaines. Avant tout militaire, l’Empereur reprend ses campagnes. Des Mariembourgeois rejoignent la Grande Armée. On en retrouve dans la Garde Impériale, dans les armés du Rhin, D’autres se battent à Iéna, à Austerlitz… Napoléon vole de victoire en victoire, mais il y a  aussi les défaites.
 
7. Les Cosaques .
 
 En 1814, s’engage la campagne de France. L’armée est formée de jeunes conscrits inexpérimentés ( Les Marie-Louise ) qui ne peuvent faire face aux armées des coalisés. Malgré une lutte acharnée, les troupes françaises ne peuvent faire face et les «  Alliés «  entrent dans Paris.
Mariembourg n’échappe pas aux envahisseurs. Elle sera occupée par les Cosaques. Des quittances signées pour fournitures de viande, de pain et de foin, il ressort qu’ils étaient 233 hommes de troupe et 90 chevaux. Ils ne quitteront que le 30 mai 1814 ,  
Entretemps, Napoléon a été obligé d’abdiquer. ( signature de   l’abdication : 6 avril 1814 ).  Il est exilé à l’île d’Elbe. Le premier Traité de Paris fixe les frontières de La France. Philippeville et Mariembourg restent territoire français.
Louis XVIII monte sur le trône. Pour une courte durée cependant.
 
8. " Les Cent Jours" 
Le 1er mars 1815, Napoléon fait un retour triomphal en France. Il veut rétablir l’Empire. Il reprend le Pouvoir et parvient à réunir ses troupes.. Il avance à travers la France. Mais il doit combattre l’ennemi. Les batailles sont sanglantes. Le 18 juin, il est à Waterloo. Morne plaine. Ce sera son dernier combat. Le 19 juin, vers 15h, l’Empereur s’arrête à Mariembourg pour changer ses chevaux. Le Commandant  Alliot en profite pour demander des renforts. Napoléon promet, mais ils n’arriveront jamais.
 
Nous sommes le 22 juin1815.
 
Ouvrons une parenthèse pour :
 
Le siège de Mariembourg
 
Depuis le 18 juin, Mariembourg est en état d’alerte. La garnison comporte une compagnie de Vétérans et environ 150 hommes à porter les armes. Les jours suivants quelques éclopés se joignent aux Mariembourgeois. On compte alors environ 450 hommes. Le 24 juin, 7.000 Prussiens sont en vue. Un parlementaire somme les Mariembourgeois de se rendre. Mais le Commandant refuse.
Une longue bataille s’engage. Elle se termine le 28 juillet par la capitulation des Mariembourgeois. Devant tant de bravoure, le Roi de Prusse accorda de très honorables conditions à tous ceux qui avaient si vaillamment combattus
Quel avenir attendait les Mariembourgeois ?
 
Napoléon abdique le 22 juin 1815.
Par le «  Second Traité de Paris « ( 20 novembre 1815 )la France perd certains de ses territoires dont Mariembourg qui sera rattaché aux Pays-Bas.
 

Période hollandaise ( 1815 – 1830 )

 
Nous retrouvons donc les habitants sous cette nouvelle autorité.. Autres institutions, autre culture, autre langue.. L’adaptation à ce nouveau mode de vie n’est pas  aisé.
En avril 1816, Guillaume 1er, Roi de Hollande , vient à Mariembourg et ordonne des travaux de restauration. En juillet 1817, le Roi revient et cette fois il prévoit le percement de la porte neuve ( route de Roly ).
En août 1817, Wellington vint inspecter les travaux.
En 1821 d’autres travaux seront effectués. En 1827, on construit une caserne ( à l’emplacement de la poste ) qui abritera en dernier lieu l’école régimentaire du 8ème de ligne.
Le peuple mariembourgeois vit mal sous le régime hollandais. Il est mécontent. Il ne se doute pas encore que bientôt une opportunité de se révolter va s’offrir à eux. Nous sommes en 1830…
 

La Révolution Belge de 1830

 
La révolution de Juillet ( les trois Glorieuses – 27-28 et 29 juillet) a réchauffé les esprits. . La colère du peuple gronde à Bruxelles contre le régime hollandais. Le chômage, les mauvaises récoltes, l’augmentation des prix sont aussi un terrain fertile pour activer les soulèvements qui ne vont pas tarder à surgir .Un air «  amour sacré de la patrie «  de la « Muette de Portici «  suffit à déclencher la révolution à Bruxelles. Les combats de septembre vont   être durs , mais auront raison des troupes hollandaises. Apprenant les événements de Bruxelles.  Les Mariembourgeois s’insurgent contre le pouvoir des Pays-Bas. La garnison hollandaise est rapidement faite  prisonnière.
 
 

Naissance d’un nouveau pays : La Belgique ( 1830 )

 
1.    Premiers pas du nouvel état
 
Les révolutionnaires ont eu raison des troupes hollandaises et le 4 octobre, le Gouvernement provisoire proclame l’indépendance de la Belgique, qui inclut Mariembourg ( il est stipulé que la Belgique sera formée de tous les territoires qui avaient reçu la dénomination du royaume des Pays-Bas  dans les traités de 1815.). L’indépendance  confirmée le 10 octobre  va permettre aux politiciens de  donner une nouvelle structure au pays. Le 21 juillet 1831 Léopold 1er, Premier roi des Belges monte sur le trône.
 
2.    - Mariembourg
Mariembourg a adopté son nouveau pays. Elle garde son titre de ville Les Mariembourgeois vont devoir oublier les mots «  municipalité «  - mairie «  et «  maire » et utiliser un nouveau vocabulaire «  administration communale , «  bourgmestre « - «  échevin «  et «  conseiller communal « .
La Convention des forteresses ( 14 décembre 1831 ) stipule que certaines forteresses, dont Mariembourg doivent être démolies. Les travaux de démantèlement commencés en 1853 ne s’achèveront qu’en 1855 .
Elle sera alors ville ouverte  et cette libre circulation va lui permettre de se développer.
Les années passent, les commerces prospèrent, les habitants mènent une vie de travail, parfois dure, mais dans une atmosphère de paix.
 
L’origine du surnom «  mariembourrain"
 
 1848 – une sentinelle veille sur les remparts. Soudain, il entend du bruit. Il crie « Qui va là ? «  La réponse retentit «  Les marchandes de beurre d’Olloy  » . Il comprend «  Je n’ai pas peur du Roi «  . » Ah, vous n’avez pas peur… » Sans hésitation, il tire……et coupe la queue de la bourrique. Résultat peu brillant qui  a suscité l’ironie de nombreuses personnes.
 
Le recensement de cette année indique : 694 habitants.
 
1854 : En juin : une première ligne de chemin de fer relie Cerfontaine à Mariembourg;  au mois d’août deux lignes supplémentaires sont ouvertes : ensuite viendra la jonction à Walcourt qui prolongera ainsi la ligne jusqu’ à Charleroi. ( ligne 132)Les années suivantes, le rail se développera encore et Mariembourg deviendra un nœud ferroviaire important qui facilite grandement le transport des voyageurs et des marchandises. Près de 200 cheminots viendront s’ installer dans la ville..
( pour plus de détails consultez le site CFV3V )
 
1863 :  une très belle pompe est érigée au centre de la place. Elle reste, au fil des ans, le lieu de rendez-vous de la jeunesse mariembourgeoise.
 
1884 voit l’édification de l’hôtel de ville. Un bâtiment néo-gothique qui comporte, outre les bureaux administratifs, une salle de fêtes très spacieuse où l’on y  présente des pièces de théâtre, des concerts, des expositions…..Jusqu’à la fusion des communes ( 1977 ), elle servira aussi comme salle de mariages.
 
1890 - la ville compte 1010 habitants.
 
1896 – les autorités publient un règlement de police qui reflète aussi l’aspect de la ville à cette époque.
Nous vous donnons ci-après quelques extraits pris au hasard.
- Il est défendu de laisser circuler seuls, les chevaux les poulains et bêtes bovines.
- Il est défendu de former, en hiver après neuf heures, en été après dix heures du soir, des rassemblements sur la place ou dans les rues.
- Il est défendu de jeter par les fenêtres des ordures ou des objets.
- La zone du chemin de ronde est exclusivement affectée  aux dépôts de fumier.
Ce règlement compte cent articles.                         
 
 
 

La guerre 1914 – 1918

 
août 1914… L’Allemagne déclare la guerre à la Belgique. D’effroyables combats se déroulent à Mariembourg comme à travers tout le pays Des morts, des blessés, des prisonniers, des maisons détruites ( 65 ). Certains choisissent l’exode.  Puis , le 25 août, commence  l’occupation. Les souffrances vont durer ainsi jusqu’au 11 novembre 1918, jour de l’Armistice.
 

L’Après-guerre

Mariembourg se relève de ses cendres. C’est le retour au foyer des prisonniers, les retrouvailles. On reconstruit de nouveaux bâtiments. On ouvre de nouveaux commerces  La vie normale reprend son cours dans une atmosphère  de paix

 Début 1925 : Un événement va bouleverser les Mariembourgeois.
 
Léopold Roger, Mariembourgeois d’adoption va réaliser avec Edmond Thieffry et Jef De Bruycker la première liaison Belgique-Congo ( Bruxelles-Kinshasa : 8.200 km ) Partis le 12 février , l’expédition s’achève le 3 avril Ce fut un retour triomphal .Un monument, situé derrière l’église, commémore leur exploit.
( Un récit complet : «  En avion de Bruxelles au Congo Belge » par E.Thieffry –éditions  « Renaissance du Livre «  et «  les raids fameux de Léopold Roger » - par Georges Pierre  )
 
Les années s’écoulent ……
 

La guerre 1940 -1945 

10 mai 1940. L’Allemagne attaque à nouveau la Belgique. Bombardements, invasion et occupation,  arrestations, rationnement,
Des morts, des blessés, …. Cela va durer quatre années. En septembre 1944, Mariembourg est libérée.
 

L’après-guerre

 
Une nouvelle fois, Mariembourg se relève de ses ruines. Petit à petit la vie reprend un rythme normal. Les autorités communales axent leur horizon vers de nouvelles structures et implantent des espaces loisirs : bassin de natation, plaine de jeux, court de tennis, mini-golf, cinéma etc..
 
Les Mariembourgeois, quelque peu nostalgiques de leur glorieux passé le font revivre régulièrement. Des reconstitutions historiques sont programmées pour le plaisir de tous. Nous citerons également le «  goûter matrimonial, qui pendant des années connaîtra aussi un vif succès. Ils sont très fidèles à la célébration de la fête du 15 août qui est l’occasion d’honorer Notre-Dame de la Brouffe. Dès le 14août, une procession nocturne aux flambeaux amène la statue de Notre-Dame de la Brouffe à, l’église. Le 15 août au matin, la messe militaire ( 1er Empire) et les diverses cérémonies mènent les fidèles à la procession de l’après-midi. Notre-Dame de la Brouffe est portée par des soldats espagnols ( réminiscence de la période espagnole) tandis que la statue de Marie Madeleine est confiée à des porteuses de la ville. Le cortège est suivi de différents groupes de soldats du 1er Empire : cavaliers, voltigeurs, gendarmes, grenadiers, sapeurs. La procession suit un chemin bien déterminé pour atteindre la chapelle sise dans le cimetière. ( En 2011, on fête le 200ème anniversaire de la sortie de la procession après la révolution française )
 
Mariembourg suit la modernité. De nombreuses industries sont implantées dans le zoning industriel qui assure son dynamisme .
 
3.-   Fusion des communes (1ier janvier 1977)
 
Par suite de la fusion des communes, Mariembourg perd son autonomie et devient une section de la commune de Couvin
 
Il n’empêche. Mariembourg reste un coin accueillant de notre région et nous vous invitons à y passer un moment.. Un accueil chaleureux vous y attend.
 
Parmi les loisirs : une escapade en train à vapeur – une promenade à vélo : le Ravel :Mariembourg-Hastière – le karting des Fagnes.
 
 Merci pour l’intérêt que vous avez marqué pour l’histoire de notre passé.